Européennes : Marine Le Pen en tête, une “grosse claque” pour Emmanuel Macron

La présidente du Rassemblement national a pris sa revanche sur Emmanuel Macron en arrivant en tête du scrutin européen en France ce dimanche 26 mai.

D’après les premières estimations (Ipsos à 20 heures), le Rassemblement national (RN) arriverait en tête du scrutin européen en France avec 23,2 % des voix, devant La République en marche (LREM) avec 21,9 % et Europe Écologie-Les Verts (EELV) avec 12,8 %.
Dans la soirée, le quotidien belge Le Soir indiquait ainsi : “La participation française, en nette hausse par rapport au dernier scrutin de 2014, ne semble pas avoir profité au président Emmanuel Macron.” Le titre tranche même :
Un “résultat symboliquement très dommageable à Macron parce qu’il a voulu rester personnellement au centre d’une campagne électorale difficile, se présentant comme le porte-drapeau de l’Europe et réduisant le scrutin comme un combat existentiel entre progressistes pro-européens et nationalistes d’extrême-droite”, écrit la correspondante du Guardian.
Pour le quotidien suisse Le Temps,“le pari européen de Macron échoue en France”.
Plus encore, pour El Pais, journal espagnol, “c’est un pas de plus vers la reconfiguration du système politique français”.
La revanche de Marine Le Pen
Dès le début de la campagne, le scrutin a pris des allures de match retour entre le chef d’État français et la présidente de l’extrême droite. En effet, “Le Pen [rêvait] de prendre sa revanche sur l’homme responsable de la terrible humiliation qu’elle a subie il y a deux ans”, expliquait l’hebdomadaire britannique The Spectator il y a quelques jours.
Du côté de la majorité aussi, “Emmanuel Macron s’était lui-même fixé cet enjeu : battre à tout prix le Rassemblement national pour trouver un nouvel élan, en Europe comme en France”, note Le Soir.
Mais, poursuit le titre, “en s’investissant personnellement dans la campagne, le président pourrait avoir obtenu l’effet inverse à celui recherché. Il a pu mobiliser contre lui ses adversaires”.
Les droites dominantes à Strasbourg
Juste avant le scrutin, en Italie, le quotidien italien La Repubblica prévenait des conséquences de la percée du RN : “Outre l’Italie, nous allons avoir en Union européenne un autre grand pays fondateur qui va adopter des positions souverainistes.” Le titre de centre gauche analysait même :
Le sort de Macron sera de plus en plus précaire, et même l’axe franco-allemand sur lequel repose l’Union européenne risque d’être mis à mal. […] Ce nouvel axe populiste franco-italien ne peut qu’accentuer le sentiment nationaliste antieuropéen et anti-allemand au sein de ces deux pays, et exacerber leur opposition aux traités et à l’union monétaire.”
El Pais reconnaît devant les résultants que le Rassemblement national, “qui a fait irruption dans la vie parlementaire dans les années 80, est devenu une grande force nationaliste et populiste de France, et peut-être même le premier parti de France”. Il s’agit là “d’une victoire de l’ultra-nationalisme et un revers pour les pro-européens dans un pays fondateur de l’UE”.
En Suisse, Le Temps d’alerter :
Au Parlement de Strasbourg, les droites semblent parties pour dominer la prochaine législature 2014-2019.”
Audrey Fisné

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